Le pigeon ramier

Columba palumbus

Élégant, véloce, roublard, imprévisible sont autant d’adjectifs qui collent parfaitement au pigeon ramier. A la fois sédentaire et migrateur, ce gibier 100 % sauvage offre des séances d’affût palpitantes à ceux qui savent déjouer sa légendaire méfiance.

Si l’on fait abstraction du faisan commun, souvent issu de lâchers, le pigeon ramier occupe, depuis plusieurs années déjà, la première marche du podium du tableau national des petits gibiers français. Et pour cause, l’oiseau bleu se porte bien. Opportuniste, il a su s’adapter au fil du temps aux modifications de nos paysages et a largement profité du développement de la culture des céréales et des oléo-protéagineux.

C’est au poste, depuis un pylône ou un affût au sol, que la chasse du pigeon ramier, la fameuse « palombe » du Sud-Ouest, offre les plus belles sensations. Voir fondre l’un de ces oiseaux, ou mieux encore, une bande entière, sur les appelants judicieusement disposés et animés reste un grand moment de chasse. Selon les lieux et les traditions, le tir s’effectue alors au vol ou au posé. Dans tous les cas, l’émotion est garantie.

 

Conseils des experts Chasse-Box

Armement et munitions :

Oiseau solide doté d’un plumage épais, le pigeon ramier nécessite d’être tiré avec une grenaille adaptée. Les cartouches à bourre à jupe chargées, au minimum de 32 grammes de plombs en n°6, n°5, ou un°4 s’imposent. Côté fusil, un calibre 12 ou 20 doté de chokes passablement serrés (3/4 – Full ou 1/2- Full) trouve ici toute son utilité.

 

Autres indispensables :

Une tenue de chasse classique fait parfaitement l’affaire pour affûter le pigeon dans le cadre d’une palombière. Mais l’usage d’effets camouflés peut devenir indispensable lorsqu’il s’agit de chasser au pylône à ciel ouvert. La cagoule peut même devenir un sacré atout.

 

Difficulté physique :

1 à 2 sur une échelle de 5 selon que l’on chasse au sol ou depuis la plateforme d’un pylône juché à plusieurs mètres d’altitude.